Assureurs : proposer des surcomplémentaires ANI compatibles !

Assureurs : proposer des surcomplémentaires ANI compatibles !

Avec la complémentaire santé obligatoire pour tous les salariés d’entreprise mise en place par les employeurs depuis le 1er Janvier 2016, le marché de la complémentaire santé change pour les professionnels du secteur. La surcomplémentaire santé peut devenir une opportunité commerciale importante pour les assureurs. Il leur faut travailler sur des surcomplémentaires « ANI compatible ».

Un marché de l’assurance santé qui évolue

Depuis le 1er janvier dernier, la complémentaire santé d’entreprise est obligatoire pour tous les salariés d’entreprise. Si cette modification législative bouscule le monde du travail (employeurs et salariés), il en va de même pour le marché des professionnels de l’assurance. Les contrats collectifs vont occuper une place prépondérante au détriment de la complémentaire santé individuelle (mis à part pour des régimes spécifiques comme la Fonction Publique). Selon un sondage Opinion Way, 60% des salariés envisagent de souscrire une surcomplémentaire.

De ce fait, le marché de la surcomplémentaire santé va se développer et procurer des opportunités de croissance importantes au secteur de l’assurance. En effet, certains salariés trouvent le contrat d’entreprise insuffisant pour le remboursement de certains postes comme :

  • les frais dentaires (prothèses dentaires, orthodontie),
  • les frais optiques,
  • les cures thermales,
  • l’hospitalisation,
  • la maternité,
  • le congé parental.

Proposer des surcomplémentaires dans le cadre de l’ANI

Ils voudront donc souscrire une protection supplémentaire. Il est important pour les professionnels du secteur de se développer sur ce marché. Vu comme une contrainte, l’ANI peut amener les entreprises à choisir les offres collectives les moins chères, tirant les garanties vers le bas et créant une certaine standardisation des contrats. La capacité des entreprises à négocier des couvertures avantageuses pour leurs salariés peut se réduire avec l’ANI, seul risque de jouer le facteur prix.

La concurrence venant à s’exacerber et à déclencher une guerre des prix, les marges risquent donc d’être réduites sur ce marché, et ce pour tous les acteurs. Un des enjeux de l’ANI sera donc de se rattraper sur la surcomplémentaire, plus intéressante. D’autant plus pour les IP qui vont aussi souffrir de la fin des désignations sur la prévoyance et des mutuelles qui risquent de perdre leur clientèle en individuel.

« La sur-complémentaire va s’adosser aux contrats collectifs, représentant le panier de soin minimum, ce qui ne sera pas simple à gérer. Les salariés attendront un remboursement globalisé de leur complémentaire d’entreprise et de leur sur-complémentaire », explique Laurence Al Neimi, manager au cabinet de conseil Solucom. Ce qui entraînera de nouvelles organisations, partenariats ou rapprochements pour la gestion des contrats.

Pour les assureurs, proposer dans la cadre de l’ANI des surcomplémentaires aux entreprises peut être l’occasion de développer un nouveau marché. Sans oublier bien sûr, de proposer des surcomplémentaires individuelles, directement aux assurés.

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