Objets connectés et habitation : Une stratégie pour les assureurs

Objets connectés et habitation : Une stratégie pour les assureurs

Les objets connectés liés à l’habitation se développent notamment dû à une forte demande des Français. Mais comment les assureurs doivent les intégrer dans leur offre ? Quelle doit être leur stratégie ?

Les Français semblent favorables au développement des objets connectés liés à l’habitation. Selon une étude OpinionWay réalisée pour la MACIF en 2016, plus d’un quart des ménages (28%) envisagent de protéger leur domicile à l’aide de solutions de surveillance connectée aux smartphones. Par contre, seulement 7% des Français en sont équipés pour l’instant. Il y a donc un fort marché potentiel pour les assureurs.

La maison connectée et l’assurance

En 2015, Axa avait testé la maison connectée et ces derniers mois, la MACIF a lancée une offre pour protéger et piloter son domicile depuis son smartphone. Vendue en option et s’appuyant sur l’assisteur IMA, elle prévoit des alertes par message vocal ou e-mail en cas d’intrusion, de fuite d’eau ou de détection de fumée, une simulation de présence grâce aux prises connectées ou l’activation du système à distance.

Ces objets connectés devraient faire baisser le risque habitation. Mais cette baisse de risque n’aura pas forcément comme conséquence une baisse directe des cotisations, mais plutôt un impact sur les franchises. Le principal problème pour développer l’équipement des Français concernant ces objets connectés est le coût. Pour 1 Français sur 3, le coût de tels services est en effet supposé trop cher et évalué à 52 euros par mois, selon le sondage OpinionWay. Ils seraient plutôt prêts à payer 12 euros par mois. « Mais nous vendons déjà beaucoup de garanties pour l’électroménager qui renchérissent le coût du contrat », signale Yann Arnaud directeur pilotage, performance, produits et tarifs à la Macif.

Le défit pour les assureurs

Pour proposer ces offres, le défi pour les assureurs est avant tout technologique. « Le véritable enjeu sera d’arriver à interconnecter les différents objets (alarmes, volets, détecteurs installés sur les systèmes de chauffage, etc.) sur un même portail », explique Jean-Louis Delpérié associé au cabinet Exton Consulting. « Les assureurs vont vouloir créer leurs propres hubs en référençant des partenaires », ajoute-t-il.

En tout cas pour les assureurs, le marché de l’habitation connectée est un marché d’avenir. D’après une enquête réalisée par Accenture auprès de plus de 400 opérateurs du secteur de l’assurance, dont 29 en France, là où ils étaient seulement 14 % à avoir investi le champ de la maison et du bâtiment connectés en 2014, 39 % s’étaient positionnés sur ce terrain en 2015. Les « digital transformers », c’est-à-dire les entreprises ayant, selon Accenture, pris à bras-le-corps les enjeux de la transformation digitale, sont davantage passés à l’action (61% pour la maison connectée).

Derrière ce mouvement d’ensemble, il y a la conviction pour presque la moitié (45%) des entreprises interrogées que l’assurance connectée va générer de nouveaux revenus dans les trois prochaines années. Car l’utilisation des objets connectés leur ouvre des perspectives immenses en termes de connaissance de leurs assurés et d’une plus grande proximité avec eux.

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